Nuitée au refuge du Lac d'Allos
Lieu
Massif du Mercantour (04)
Dates
10 & 11 juillet
Organisé par :
Espace Jeunes Gréoux-les-Bains
Participants :
12 jeunes
Le récit
L'expérience 2024 au refuge du Mont Chiran avait été une réussite. Forts de cette expérience, nous avons décidé de réitérer l'opération en 2025. On cherche donc un nouveau refuge tout en montant plus haut dans le Verdon pour explorer plus en amont d'où vient la rivière qui coule au pied de notre village.
Le Val d'Allos s'impose donc à nous et ça tombe bien, il y a un refuge susceptible de nous accueillir au lac d'altitude du même nom. Le village d'Allos offre quant à lui des infrastructures où les jeunes pourront se détendre après la petite expédition envisagée.
Tout se goupille bien : prise de contact avec le refuge, compatibilité de notre groupe avec l'accueil proposé, base de loisirs sur Allos, feu vert de la SDJES 04. On réfléchit à notre projet, nos objectifs, on part en repérage au préalable, ça va être royal. Les minots rouspèteront surement dans la montée mais ils auront aussi des étoiles dans les yeux quant à leur expérience rando / refuge. Voilà, on est trop chauds et on croise les doigts pour que la météo soit clémente avec nous sur ces 2 jours.
JEUDI 10.07
10h : Fin de la première semaine des vacances estivales, on suit notre programme à l'Espace Jeunes et on emmène les 12 Élus en direction du refuge du lac d'Allos. 1h45 de minibus plus tard, on arrive au parking de la Cluite. C'est pas n'importe quel parking, c'est le dernier qui est gratuit avant d'arriver à notre objectif. Voilà, on est dans le Parc national du Mercantour. Les panneaux à l'entrée du GR56B nous servent de support : les anims expliquent ce qu'est un Parc national et les restrictions qui y sont liées.
Les jeunes ont les crocs mais on les fait patienter : la première partie du sentier, c'est le mur... Pas trop d'ombre, un sentier en lacets dont on ne voit pas la fin. Ça tire sur les mollets, ça râle, ça se demande pourquoi ils se sont embarqués dans cette galère. Les jeunes qui râlent, ça plaît aux animateurs sadiques qui prennent un malin plaisir à leur donner des horaires d'arrivés bidons. Les jeunes notent nos contradictions volontaires et râlent encore plus. Ça, c'est bon signe, ça prouve qu'ils ont encore de l'énergie. On leur donne quand même un objectif viable, le lieu de la pause pour déjeuner : la cascade de Chaloudin. Du coup, ça réfléchit, ça entend l'eau couler en contrebas et ça, ça motive à accélérer le pas. Les jeunes sont solidaires, on encourage et on fait passer les copains en galère devant pour qu'ils donnent leur rythme au groupe.
Arrivée à la cascade, c'est la pause bien méritée. Étonnement : les efforts fournis sont oubliés. On sort les pique-niques du sac. On se répartit un peu de partout, tout en veillant à ne pas massacrer la végétation présente.
Deuxième partie : encore un mur à monter ! On relativise, cette partie est ombragée et plutôt bucolique. On croise la route qui monte à la maison forestière du Laus. Les animateurs, ces perfides, glissent un : "on aurait pu monter en minibus". On ne se décourage pas, c'est pas facile avec les sacs sur le dos. Un copain est en galère : la solidarité se met en place et un autre copain propose de lui porter son sac. C'est beau. C'est ce que voulait les anims : un groupe qui s'entraide et qui se motive.
On y est, on est arrivé : la maison forestière du Laus. On se pose, on boit, on se répartit en sous groupes. Une garde du Parc national du Mercantour est présente. Elle tient un stand avec des empreintes moulées et des crânes d'animaux emblématiques du coin. Les animateurs s'intéressent. Trop amorphes, les jeunes ne sont pas intéressés, en plus y'a plus de réseaux : ils peuvent pas scroller... Les animateurs, ces tyrans, font du chantage, finalement les ados se lèvent et viennent voir. Trop bien, ils peuvent toucher et soupeser les ossements, finalement ça valait le coup d'oeil !
On est reparti : dernière section. On fait une bonne pause à la Tourbière du Laus. Ça chahute et ça rigole, ils sont pas nombreux à faire la sieste. On redémarre. C'est moins raide, ça fait plaisir. On tombe sur la Police de l'Environnement : trop bien ! On en profite pour échanger et faire quelques rappels sur leurs missions. Tiens un pêcheur au loin, ils vont le contrôler. On repart : c'est la der, on s'accroche et on tient bon !
On y est ! Près de 2300 mètres de hauteur : on est des oufs, des dingues, des fous malades ! C'est pas TikTok mais quand même ça claque ce lac dans ce cirque ! En bas, c'est le refuge et franchement, il est juste à côté. Ça siffle dans la montagne mais on ne sait pas d'où ça vient.
On se pose au refuge. On se fait expliquer que le dortoir sera partagé avec d'autres randonneurs. On se cale en terrasse, on sort les jeux, on commande des boissons et de quoi grignoter en attendant le repas. Les animateurs, ces gros relous décident de prendre une douche. L'eau est bien froide : bien fait pour eux !
On passe à table. Quoi de la soupe en plein été ? Bon finalement, ça passe crème la soupe. Les lasagnes arrivent. Les quantités sont gargantuesques. Le repas se termine. On passe aux toilettes sèches. Faut appuyer 5 fois sur la pédale. C'est pas comme à la maison. On se brosse les dents et on se retrouve dans la salle commune. On a jusqu'à 22h avant l'extinction des feux. On se fait un classique 'loup-garou'. Ça va, Phil s'en sort pas trop mal en maître du jeu. C'est le directeur de l'Espace Jeunes. Ses blagues sont nulles mais ça va, il dose bien sur les sorties et les activités en général donc on le supporte.
L'heure du coucher a sonné. On sort du bâtiment principal direction le dortoir. La nuit est hyper claire. On voit presque comme en plein jour. Ça veut faire la fiesta. C'est mort, Phil, le tyran n°01, veille à ce qu'on ne dérange pas les autres usagers du refuge. Il a des chantages éclatés au sol. Genre, il nous menace de nous désinscrire des sorties en parc d'attractions et de balancer à nos darons si on met le sbeul. Pas de le choix, on s'endort.
Quand même, c'est pas la même température qu'en bas du département. Ça caille un peu mais c'est appréciable. On est 28 dans le refuge. Ça craque, ça grince, ça se pique dans les orties en allant aux toilettes, ça ronfle mais ça repose quand même.
VENDREDI 11.07
C'est le matin, on se lève. Le paysage de dingue est de retour mais avec des couleurs et une ambiance différentes. On contemple. On n'y est pas insensible. On se recharge au p'tit déj. Mauvaise nouvelle, les anims, ces dictateurs, veulent qu'on fasse le tour du lac à pied avant de redescendre. On les maudit.
On fait le tour du lac. Ça va, c'est plat. Les efforts sont modérés. Les sifflements entendus la veille sont de retours. Les marmottes ! Ces grosses feignasses qui font rien que manger et se vautrer au soleil. C'est mignon les marmottes quand même. On prend plein de photos encore et toujours. On voit le refuge de l'autre côté du lac. Des gens ont bivouaqué. Ils plient leur tente avant 9h. C'est incre' quand même la vue sur ce lac.
On repasse au refuge. On récupère nos sacs et les pique-niques. Trop golri, une marmotte est rentrée dans le bâtiment d'à côté. C'est parti pour la descente. On est trop des boss'. On a vaincu la montagne et on dormi en refuge. On chambre ceux qui montent :"ça va, c'est guez comme rando". On se fait freiner par les anims dans la descente. Ils veulent pas qu'on se torde une cheville. Ils veulent pas avoir à nous porter surtout ces grosses feignasses ! On pique-nique à nouveau au pied de la cascade du Chaloudin.
Le parking, les minibus, on descend vers la base de loisirs d'Allos. Les smartphones vibrent et sonnent. On retrouve le réseau et on se fait bombarder de messages. Franchement, c'était pas non plus la mort d'être déconnectés. On arrive, on se détend, on se baigne. L'eau est à 15°C mais le toboggan vaut le coup. On mange des glaces.
C'est le retour. Ça ronfle dans les minibus. Phil réfléchit déjà à la future nuitée en montagne pour 2026. Tortionnaire va !
Le Val d'Allos s'impose donc à nous et ça tombe bien, il y a un refuge susceptible de nous accueillir au lac d'altitude du même nom. Le village d'Allos offre quant à lui des infrastructures où les jeunes pourront se détendre après la petite expédition envisagée.
Tout se goupille bien : prise de contact avec le refuge, compatibilité de notre groupe avec l'accueil proposé, base de loisirs sur Allos, feu vert de la SDJES 04. On réfléchit à notre projet, nos objectifs, on part en repérage au préalable, ça va être royal. Les minots rouspèteront surement dans la montée mais ils auront aussi des étoiles dans les yeux quant à leur expérience rando / refuge. Voilà, on est trop chauds et on croise les doigts pour que la météo soit clémente avec nous sur ces 2 jours.
JEUDI 10.07
10h : Fin de la première semaine des vacances estivales, on suit notre programme à l'Espace Jeunes et on emmène les 12 Élus en direction du refuge du lac d'Allos. 1h45 de minibus plus tard, on arrive au parking de la Cluite. C'est pas n'importe quel parking, c'est le dernier qui est gratuit avant d'arriver à notre objectif. Voilà, on est dans le Parc national du Mercantour. Les panneaux à l'entrée du GR56B nous servent de support : les anims expliquent ce qu'est un Parc national et les restrictions qui y sont liées.
Les jeunes ont les crocs mais on les fait patienter : la première partie du sentier, c'est le mur... Pas trop d'ombre, un sentier en lacets dont on ne voit pas la fin. Ça tire sur les mollets, ça râle, ça se demande pourquoi ils se sont embarqués dans cette galère. Les jeunes qui râlent, ça plaît aux animateurs sadiques qui prennent un malin plaisir à leur donner des horaires d'arrivés bidons. Les jeunes notent nos contradictions volontaires et râlent encore plus. Ça, c'est bon signe, ça prouve qu'ils ont encore de l'énergie. On leur donne quand même un objectif viable, le lieu de la pause pour déjeuner : la cascade de Chaloudin. Du coup, ça réfléchit, ça entend l'eau couler en contrebas et ça, ça motive à accélérer le pas. Les jeunes sont solidaires, on encourage et on fait passer les copains en galère devant pour qu'ils donnent leur rythme au groupe.
Arrivée à la cascade, c'est la pause bien méritée. Étonnement : les efforts fournis sont oubliés. On sort les pique-niques du sac. On se répartit un peu de partout, tout en veillant à ne pas massacrer la végétation présente.
Deuxième partie : encore un mur à monter ! On relativise, cette partie est ombragée et plutôt bucolique. On croise la route qui monte à la maison forestière du Laus. Les animateurs, ces perfides, glissent un : "on aurait pu monter en minibus". On ne se décourage pas, c'est pas facile avec les sacs sur le dos. Un copain est en galère : la solidarité se met en place et un autre copain propose de lui porter son sac. C'est beau. C'est ce que voulait les anims : un groupe qui s'entraide et qui se motive.
On y est, on est arrivé : la maison forestière du Laus. On se pose, on boit, on se répartit en sous groupes. Une garde du Parc national du Mercantour est présente. Elle tient un stand avec des empreintes moulées et des crânes d'animaux emblématiques du coin. Les animateurs s'intéressent. Trop amorphes, les jeunes ne sont pas intéressés, en plus y'a plus de réseaux : ils peuvent pas scroller... Les animateurs, ces tyrans, font du chantage, finalement les ados se lèvent et viennent voir. Trop bien, ils peuvent toucher et soupeser les ossements, finalement ça valait le coup d'oeil !
On est reparti : dernière section. On fait une bonne pause à la Tourbière du Laus. Ça chahute et ça rigole, ils sont pas nombreux à faire la sieste. On redémarre. C'est moins raide, ça fait plaisir. On tombe sur la Police de l'Environnement : trop bien ! On en profite pour échanger et faire quelques rappels sur leurs missions. Tiens un pêcheur au loin, ils vont le contrôler. On repart : c'est la der, on s'accroche et on tient bon !
On y est ! Près de 2300 mètres de hauteur : on est des oufs, des dingues, des fous malades ! C'est pas TikTok mais quand même ça claque ce lac dans ce cirque ! En bas, c'est le refuge et franchement, il est juste à côté. Ça siffle dans la montagne mais on ne sait pas d'où ça vient.
On se pose au refuge. On se fait expliquer que le dortoir sera partagé avec d'autres randonneurs. On se cale en terrasse, on sort les jeux, on commande des boissons et de quoi grignoter en attendant le repas. Les animateurs, ces gros relous décident de prendre une douche. L'eau est bien froide : bien fait pour eux !
On passe à table. Quoi de la soupe en plein été ? Bon finalement, ça passe crème la soupe. Les lasagnes arrivent. Les quantités sont gargantuesques. Le repas se termine. On passe aux toilettes sèches. Faut appuyer 5 fois sur la pédale. C'est pas comme à la maison. On se brosse les dents et on se retrouve dans la salle commune. On a jusqu'à 22h avant l'extinction des feux. On se fait un classique 'loup-garou'. Ça va, Phil s'en sort pas trop mal en maître du jeu. C'est le directeur de l'Espace Jeunes. Ses blagues sont nulles mais ça va, il dose bien sur les sorties et les activités en général donc on le supporte.
L'heure du coucher a sonné. On sort du bâtiment principal direction le dortoir. La nuit est hyper claire. On voit presque comme en plein jour. Ça veut faire la fiesta. C'est mort, Phil, le tyran n°01, veille à ce qu'on ne dérange pas les autres usagers du refuge. Il a des chantages éclatés au sol. Genre, il nous menace de nous désinscrire des sorties en parc d'attractions et de balancer à nos darons si on met le sbeul. Pas de le choix, on s'endort.
Quand même, c'est pas la même température qu'en bas du département. Ça caille un peu mais c'est appréciable. On est 28 dans le refuge. Ça craque, ça grince, ça se pique dans les orties en allant aux toilettes, ça ronfle mais ça repose quand même.
VENDREDI 11.07
C'est le matin, on se lève. Le paysage de dingue est de retour mais avec des couleurs et une ambiance différentes. On contemple. On n'y est pas insensible. On se recharge au p'tit déj. Mauvaise nouvelle, les anims, ces dictateurs, veulent qu'on fasse le tour du lac à pied avant de redescendre. On les maudit.
On fait le tour du lac. Ça va, c'est plat. Les efforts sont modérés. Les sifflements entendus la veille sont de retours. Les marmottes ! Ces grosses feignasses qui font rien que manger et se vautrer au soleil. C'est mignon les marmottes quand même. On prend plein de photos encore et toujours. On voit le refuge de l'autre côté du lac. Des gens ont bivouaqué. Ils plient leur tente avant 9h. C'est incre' quand même la vue sur ce lac.
On repasse au refuge. On récupère nos sacs et les pique-niques. Trop golri, une marmotte est rentrée dans le bâtiment d'à côté. C'est parti pour la descente. On est trop des boss'. On a vaincu la montagne et on dormi en refuge. On chambre ceux qui montent :"ça va, c'est guez comme rando". On se fait freiner par les anims dans la descente. Ils veulent pas qu'on se torde une cheville. Ils veulent pas avoir à nous porter surtout ces grosses feignasses ! On pique-nique à nouveau au pied de la cascade du Chaloudin.
Le parking, les minibus, on descend vers la base de loisirs d'Allos. Les smartphones vibrent et sonnent. On retrouve le réseau et on se fait bombarder de messages. Franchement, c'était pas non plus la mort d'être déconnectés. On arrive, on se détend, on se baigne. L'eau est à 15°C mais le toboggan vaut le coup. On mange des glaces.
C'est le retour. Ça ronfle dans les minibus. Phil réfléchit déjà à la future nuitée en montagne pour 2026. Tortionnaire va !
Le projet
On fait découvrir à nos jeunes la vallée où le Verdon, rivière qui coule aussi dans notre village, prend sa source. On en profite pour découvrir un autre coin emblématique de notre département et on expérimente une nuitée dans un refuge situé dans un cadre exceptionnel qu'est le Lac d'Allos.
Bien entendu, on en profitera, au travers d'une randonnée depuis le village d'Allos, pour faire un peu de cartographie, de lecture du paysage tout en se sensibilisant à la faune et la flore remarquable locale.
En savoir plus : https://www.mairie-greouxlesbains.fr/espace-jeunes-2-2/
Bien entendu, on en profitera, au travers d'une randonnée depuis le village d'Allos, pour faire un peu de cartographie, de lecture du paysage tout en se sensibilisant à la faune et la flore remarquable locale.
En savoir plus : https://www.mairie-greouxlesbains.fr/espace-jeunes-2-2/
Édition
Édition 2025
